L’an 1/2

Les six premiers mois d’existence de la Clermont Coding Academy ont été riches en expériences et en rebondissements. Nous partageons ici quelques impressions photographiques

Nous avons accueilli trente enfants âgés de 6 à 15 ans au cours des quatre dernières périodes de vacances scolaires. Les stages ont tous été animés par Bas Dekker, avec quelques animateurs invités qui ont vocation à prendre la main sur leurs propres groupes dans quelques temps. Tout stage commence par une présentation: Qui es-tu? Où vas-tu à l’école? Qu’est-ce que tu aimes faire avec l’ordinateur? As-tu déjà fait du code? Qu’est-ce que tu attends de ce stage? Très rapidement, on se découvre des affinités, et des contacts voire des amitiés se nouent.

 

 

Au programme: apprendre à maîtriser les cinq mots-clé de l’informatique: test, boucle, variable, routine, algorithme. On commence toujours avec un exemple de la vie courante implémenté en Scratch. On observe tous ensemble, on se raconte ce que l’on pense. L’animateur laisse le plus possible les enfants débattre entre eux.

Nous avons eu des apprenants ambitieux, doués, et toujours polis, respectueux et intéressés. Certains s’isolent du groupe, ont eu soudainement une idée géniale qu’ils veulent discuter avec l’animateur. Alors on prend un feutre en une grande feuille de papier et on dessine, on conçoit, on croque…

Pour les plus ambitieux, nous avons aménagé des sessions spéciales supplémentaires, avec une introduction à la programmation linéaire et les problèmes d’optimisation en industrie: comment quand on a deux produits avec deux prix de revient, des ingrédients et des contraintes (composition, stock, prix d’achat), maximaliser les bénéfices. Des choses que l’on n’apprend pas toujours au collège, mais avec l’informatique, les maths peuvent devenir drôles, divertissantes. Elles invitent à en savoir plus. Alors on fait un problème avec beaucoup plus de variables (10, 20, 100). Là, on ne peut plus dessiner. L’ordinateur prend la relève, et on voir la puissance de l’outil.

Et nous avons eu des magnifiques exemples d’intelligence collective. Parfois, ce sont même les plus petits dans le groupe qui ont la meilleure intuition. Dans le groupe, on apprend à s’écouter, à se respecter, à prendre un bout d’idée d’un camarade, à la triturer, à l’agrandir, puis à le redonner au groupe pour qu’il se l’approprie. Ensemble, on parvient à construire un algorithme, parfois complexe. On se rend compte que seul, on ne trouve pas tous les cas d’erreur, mais à plusieurs, ça va beaucoup mieux!

En bref, nous avons conclu avec satisfaction ces deux premiers trimestres et nous allons à présent nous concentrer sur nos objectifs principaux: aller dans les écoles et dans les quartiers, ouvrir les cours aux adultes, et proposer un programme d’accès aux techniques universitaires pour les non-spécialistes.